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Le Nouveau Praticien Vét canine & féline
Volume 14, Number 65, 2017
L'arthrose chez le chien et le chat : mises au point et nouveautés
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| Page(s) | 7 - 10 | |
| Section | Dossier : L'arthrose chez le chien et le chat : mises au point et nouveautés | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/npvcafe/65007 | |
| Published online | 15 mars 2017 | |
Vers de nouvelles pistes diagnostiques et thérapeutiques pour l’arthrose chez l’homme
Résumé
Chez l’homme, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe l’arthrose parmi les dix affections les plus handicapantes dans les pays industrialisés. En plus de séquelles physiques, l’arthrose entraîne de lourdes séquelles psychologiques, une baisse de la qualité de vie et un risque de mortalité augmenté en présence d’une co-morbidité cardio-vasculaire. Aussi, si l’arthrose peut apparaître banale en raison de sa grande fréquence, en influençant le pronostic global du patient, il s’agit d’une affection sévère qui peut être responsable du développement de comorbidités. Les facteurs de risque de l'arthrose sont nombreux : antécédents de traumatisme ou d’infection articulaire, obésité, génétique, sexe et facteurs anatomiques liés à la forme et à l’alignement articulaire. Il existe une association forte entre l’âge et l’arthrose mais vieillissement et arthrose sont des processus indépendants. Comme chez l’animal, chez l’homme, le diagnostic de l’arthrose reste fondé sur des données cliniques et radiologiques. Il n’est donc établi que tardivement, alors que les modifications structurelles sont déjà présentes. De nouveaux marqueurs biologiques sont nécessaires pour aider le praticien dans le diagnostic et le suivi thérapeutique des patients arthrosiques, mais aussi l’industrie dans le développement de nouveaux traitements. Le phénotypage des patients est un nouveau concept dans l’arthrose. Il s’agit de prendre en compte l’hétérogénéité de la population des patients arthrosiques. Il n’y a donc pas « une arthrose » mais de multiples « arthroses » qui correspondent à autant de phénotypes -ou sous-groupes- arthrosiques. Malgré son importance sociétale et médicale, il n’existe toujours pas de traitements curatifs de l’arthrose, ni en médecine humaine, ni en médecine vétérinaire. Actuellement, le but du traitement est toujours de réduire la douleur, d’améliorer la qualité de vie ainsi que la mobilité et, si possible, de ralentir ou de stabiliser la progression de la maladie afin de retarder la pose de prothèses articulaires. Beaucoup d'espoir a été placé dans l'utilisation des biothérapies qui avaient montré leur efficacité dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, mais à ce jour, les résultats des essais cliniques sont mitigés dans le cadre de leur utilisation dans le traitement de l’arthrose. Les recherches actuelles sur les biomarqueurs qui permettent de classifier les types d’arthrose, les études sur les biomatériaux servant de véhicule, associés aux recherches sur la biologie des cellules souches et de leur sécrétome sont autant de voies d’avenir pour développer de nouveaux traitements personnalisés.
Mots clés : arthrose / liquide synovial / biomarqueur / acide hyaluronique / affection articulaire homme
© NÉVA - Nouvelles Éditions Vétérinaires et Alimentaires 2017
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